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Portrait d’un vielleux d’Anost
(Saône et Loire)
Alain VIEILLARD était déjà considéré
comme un ‘ancien’ à 30 ans, car de tout temps,
il a partagé tout ce qu’il savait. Il ne faut pas s’y
méprendre, ce ne fut pas souvent le cas des anciens, qu’on
copiait la plupart du temps par ‘espionnage’, qui cachaient
ou truquaient leurs techniques, allant jusqu’à mal
jouer quand ils se sentaient regardés… !
Alain se souvient de son premier bal, entre deux anciens, sur un
plateau dans un pré, devant un parquet.
«Tu joueras d’abord sans chien», lui avait dit
Jules GOGUELAT, dit ‘l’Henri’, «Tu essaieras
discrètement jusqu’à minuit. Après, on
refait le programme, tu n’auras qu’à appliquer
tout ce que tu croiras avoir compris …». Et ce ne fut
pas facile. Alain était concentré et crispé,
grapillant trois fois rien. Un type, accoudé à la
charrette, disait régulièrement à qui voulait
l’entendre : «Y joue pas l’tiot !».
Extrait de « Trad Magazine »,
un dossier de Claude RIBOUILLAULT
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