Branle du Flûteux de Marcy, Valse du Flûteux de Marcy, Scottisch du Flûteux de Marcy, Mazurka du Flûteux de Marcy... On les entend régulièrement dans les bals et fêtes Trad du Morvan.
André Ramillon, "le Flûteux de Marcy", compositeur de ces morceaux est né en 1854, et décédé en 1922.
Ce virtuose de la cornemuse "qui ne savait ni lire ni écrire,
avait, dit-on, une oreille extraordinaire. Tout air entendu était
retenu pour toujours."
Il pratiquait souvent avec son voisin, "le Vielleux de Champlemy", Auguste Vannereau, dit "Le Lélot" (Marcy est à 6 km de Champlemy).
Ensemble, ils ont animé fêtes, bals, noces, banquets, pour le plus grand plaisir de la jeunesse.
Voici ce que dit Jean Drouillet (1911 - 2005) dans un paragraphe de son ouvrage monumental, document de référence, "Folklore du Nivernais et du Morvan", (qui ne compte pas moins de 7 volumes ! ) :
"Le musicien de village: C'était vraiment quelqu'un, le flûteux, ou le violonneux du village ; loué par tous, envié par la jeunesse, admiré par les filles, il était de toutes les fêtes, soit qu'il menât les cortèges au son d'une grande marche, soit qu'il fit danser tout le peuple des campagnes, sur les chaumes ou sous les ramées, pour les noces et las apports.
On le disait coureur de filles, mais ne se vantait il pas, lorsqu'il parlait des ses bonnes fortunes ? On le disait aussi âpre au gain et l'on assurait que s'il garnissait son instrument d'un flot de rubans multicolores, c'était pour les revendre "à bons deniers comptant", à de coquettes clientes, ou pour les distribuer, coupés en morceaux, toujours "moyennant finance", aux invités des noces.
Ami de la bouteille, il avait son cri de guerre : "à boire au flûteur ! ". Et le Dr Bogros, qui après d'autres, signala le fait, précisa "qu'il boit avant la danse pour se mettre en haleine, pendant pour s'entretenir, après pour se réconforter".
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